15 mars 2023

RDCONGO: Enrôlement des électeurs : les Congolais vivant au Burundi affluent vers Uvira


Les centres d’enrôlement des électeurs d’Uvira (Sud-Kivu) connaissent l’engouement de requérants, notamment des Congolais vivant au Burundi voisin.Un reporter de Radio Okapi l’a constaté, mercredi 1mars, alors qu’il ne reste que trois jours pour la clôture officielle de cette opération dans l’Est de la RDC.  

Ces Congolais s’amassent chaque jour à la frontière burundaise de Gatumba et à Kavimvira, côté congolais, pour faire viser leurs documents.  

Certains parmi eux font chaque jour des allers-retours jusqu’à l’obtention de leur carte d’électeur.

D’autres ont carrément choisi d’attendre depuis plusieurs jours leur enrôlement à Uvira.

Un des étudiants congolais au Burundi, rencontrés par les reporters de Radio Okapi au centre de Mapendo à Kagando Mayi ya Moto, au Nord de la ville, témoigne :

« Je viens de faire trois courses aller-retour. Nous dépensons beaucoup pour le transport. Pour moi, ça fait deux semaines.  Nous venons chercher les cartes d’électeur et nous n’en trouvons pas. Il y en a qui passent beaucoup de jours ici et retournent à Bujumbura sans trouver des cartes d’électeurs ».

Le nombre réduit de machines d’enrôlement des électeurs ainsi que des pannes techniques observées devant des multitudes de requérants sont les principales plaintes qui ont été formulées à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).  

Aussitôt arrivé dans la ville, le coordonnateur provincial de la CENI au Sud-Kivu, Gaudens Maheshe Bisimwa, a paré au plus pressé en donnant des directives aux membres des centres d’inscription des électeurs.  

L’équipe technique qui l’accompagnait s’est mise directement au travail pour réparer les quelques machines d’enrôlement trouvées sur place.

« On ne croise pas les bras. Pour les MCI (membres des centres d’inscription des électeurs), nous leur demandons d’être plus courtois, accueillants, justes, de ne pas laisser trainer dehors les vulnérables. Il faut qu’ils soient pris en charge parce qu’il faut une priorité de ce côté-là », conseille Gaudens Maheshe Bisimwa. 

Avant de retourner à Bukavu ce même jour, le secrétaire exécutif provincial de la CENI/Sud-Kivu a fait une tournée dans d’autres centres d’enrôlement à Kalundu, à l’extrême sud de la ville. 

source: radio okapi

12 mars 2023

RDCONGO: L’Angola déploiera une unité militaire dans l’Est de la RDC pour imposer le cessez-le-feu

 L'Angola a annoncé, samedi, qu'il déploiera une unité de son armée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) après l'échec du cessez-le-feu qu'il avait négocié entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars).


Par voie de communiqué, la présidence angolaise a fait savoir qu’après « consultation des autorités de la République démocratique du Congo, la République d'Angola enverra une unité de soutien aux opérations de maintien de la paix » dans la province du Nord - Kivu où les rebelles du M23 contrôlent d’importantes localités dans trois des six territoires de la province.

Luanda explique que cette unité de l’armée angolaise « a pour objectif premier de sécuriser les zones sous contrôle du M23 et de protéger les membres du Mécanisme de vérification ad hoc (chargé d’examiner les accusations que se portent mutuellement la RDC et le Rwanda, ndlr) ».

Le déploiement de cette unité doit être approuvé par l’Assemblée nationale angolaise (Parlement).

A la demande de l’Union africaine, l’Angola joue un rôle de médiateur dans ce conflit qui oppose la RDC et le Rwanda accusé de soutenir le M23, groupe rebelle congolais défait en 2013 mais qui a repris les armes fin 2021 pour exiger un dialogue « direct » avec Kinshasa.

Dans le cadre d’une force régionale des pays d’Afrique de l’Est, dont fait partie la RDC depuis 2021, le Kenya et le Burundi ont déjà envoyé leurs troupes dans la région. Cependant, cette force n'est pas encore passée à l’offensive contre les rebelles.

Le M23 et l’armée congolaise s’accuse mutuellement de violation du cessez-le-feu.

Une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies en mission dans le pays depuis jeudi soir, est arrivée ce samedi à Goma, chef-lieu de la province du Nord - Kivu pour évaluer la situation sécuritaire consécutive aux offensives du M23. Les Nations Unies avaient appelé à la cessation des hostilités et au dialogue mais Kinshasa refuse toute négociation sans retrait du M23.

Par Pascal Mulegwa

source: https://www.aa.com.tr

RDC_ La guerre au Nord-Kivu, le Président Tshisekedi reste ferme

« Bienvenue au Congo, pays agresse », a déclaré vendredi 10 mars le chef de l’Etat Félix Tshisekedi aux membres de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU.

C’était au cours de leur rencontre à la Cité de l'Union Africaine, à Kinshasa.

Des sources proches de la Présidence de la République renseignent que la discussion entre ces deux parties a tourné autour de la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC.



Cette partie du pays est en proie à l’agression du M23 soutenu par le Rwanda qui viole la mesure de cessez-le feu édictée par les pays de la sous-région.

Dans cet échange tenu à huis clos dans la salle du Conseil des ministres., Felix Tshisekedi a été entouré du ministre des Affaires étrangères, de son directeur de cabinet et autres autorités.

Cette délégation du Conseil de sécurité est annoncée ce samedi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

A leur arrivée, les membres de cette délégation ont demandé aux groupes armés de cesser leurs activités et de participer au processus politique. 

RDC_Crise dans l’Est : les envoyés du Conseil de sécurité encouragent le processus diplomatique et politique

 Les délégués du Conseil de sécurité de l’ONU ont encouragé, dimanche 12 mars, le processus diplomatique et politique pour mettre fin à la crise dans l’Est de la RDC.

Ils l’ont exprimé lors d’une conférence de presse à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

A cette occasion, ces diplomates onusiens ont condamné le soutient de Kigali au M23 et exigé que cela cesse.

« La communauté internationale, au-delà de condamner l’action du M23, exerce une forte pression et prend des mesures coercitives contre ce mouvement rebelle qui est soutenu par le Rwanda », a souligné le représentant du Gabon au Conseil de sécurité, Michel-Xavier Biang.

Il a rappelé que certains leaders du M23 ont déjà été sanctionnés et cette stratégie va se poursuivre.

Ce diplomate a par ailleurs affirmé que le Conseil de sécurité de l’ONU a toutes les options pour pouvoir agir contre tous ceux qui insécurisent l’Est de la RDC.

Les délégués du Conseil de sécurité ont bouclé, ce dimanche, leur mission en RDC.

Durant leur séjour, ils ont échangé avec le chef de l’Etat, les membres du gouvernement, les acteurs de l’opposition ainsi que ceux de la société civile.


source: radiookapi.net

RDC : l’ONG CADA appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner le Rwanda

 L’ONG Congo action pour la diplomatie agissante (CADA) a appelé, samedi 111 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner le Rwanda pour son soutien avéré au M23.

Le coordonnateur de cette organisation citoyenne, Eric Kamba a lancé cet appel dans une déclaration faite à Radio Okapi :

« Les Nations unies doivent s’assumer dans la mesure où l’implication du Rwanda et sa responsabilité dans la tragédie qui bat son plein dans la partie Orientale du Congo, occupée par son armée et ses supplétifs du M23, ne sont plus discutables », a-t-il déclaré.

Pour l’ONG CADA, si l’ONU ne condamne pas Kigali, cela voudra encourager la poursuite l’agression dans l’Est de la RDC.

Il y a plus d’une semaine, où Eric Kamba avait regretté que la RDC soit victime de l’indifférence de la communauté internationale qui, selon lui, continue de soutenir le Rwanda.

Lire aussi sur radiookapi.net: 

17 mars 2021

Kalev Mutond est désormais “disposé à répondre à la Justice sur tous les faits mis à sa charge” (Avocats)

 L’ancien Administrateur général de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) qui, pour certaines sources est en cavale, veut désormais affronter la Justice. Le bâtonnier Mbere Cyprien, un des avocats de Kalev Mutond, a annoncé sur la radio RFI que leur client est “disposé” à répondre à l’invitation de la Justice congolaise sur “tous les faits” lui concernant. Pourtant, quelques jours plus tôt, l’ancien superflic jurait ne rendre des comptes qu’au Président de la République pour des faits posés lorsqu’il était encore à la tête des renseignements congolais.

“Nous voulons qu’on nous dise si oui ou non, l’actuel Chef de l’ANR a émis un avis négatif sur les poursuites. Notre client est disposé à répondre à la Justice sur tous les faits mis à sa charge”, a confié à RFI le bâtonnier Mbere. Ce dernier sollicite également le retrait de l’avis de recherche qui pèse sur Kalev Mutond et avance pour cela deux raisons : “Notre client a une adresse fixe connue. Il existe également une décision qui l’interdit de sortir du territoire national”.


Plusieurs personnalités politiques ont déposé chacune une plainte contre l’ancien « superflic ». Un revirement spectaculaire qui n’était encore qu’un rêve hier. Pas moins de 10 plaintes attendent Kalev Mutond. Parmi ses principaux plaignants, il y a notamment Joseph Kapepula, Christopher Ngoy, l’ancien Bâtonnier Jean-Claude Muyambo, le Député Gecoco Mulumba, Francis Kalombo un ancien proche de Kabila, Vano Kiboko et Jean-Claude Katende des droits de l’homme. Motif avancé : « arrestation arbitraires, tortures physiques et morales, traitements inhumains et dégradants et tentatives d’assassinat ».

Stéphie MUKINZI / @Stéphie_MKZ

source:https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/03/13/kalev-mutond-est-desormais-dispose-a-repondre-a-la-justice-sur-tous-les-faits-mis-a-sa-charge-avocats.html/79109/

10 mars 2021

Emilie Malt : « La mort de l’ambassadeur Italien ne découragera nullement les diplomates à travailler pour réduire les conflits en RDC »

« La mort de l’ambassadeur Italien en RDC ne découragera nullement les diplomates à visiter l’Est de la RDC et n’aura aucun effet sur leur engagement pour travailler avec les autorités congolaises afin de réduire les conflits », a déclaré ce mardi 9 mars à Radio Okapi l’ambassadrice britannique en RDC, Emilie Malt Man.

En séjour à Goma, dans le Nord-Kivu, elle est revenue sur l’incident du 22 février qui a couté la vie à l’ambassadeur Italien.

RDC: à Goma, mairie et manifestants se rejettent la responsabilité des  violences

« Après l’incident tragique de la perte de notre collègue italien Luca Attanasio et ses deux collègues, c’était important de montrer que les ambassadeurs vont venir encore à l’Est du pays. Ils n’ont pas peur, mais aussi que nous sommes toujours engagés ici, dans l’Est [de la RDC], et nous allons continuer notre travail pour essayer de réduire les conflits avec les autorités congolaises. Et c’est clair que les diplomates communiquent avec le gouvernement chaque fois que nous sommes à l’intérieur du pays, s'il y a un besoin pour la sécurité, on en discute », a affirmé Emilie Malt Man. 

La diplomate britannique recommande de redoubler les efforts pour mettre fin à l’activisme des groupes armés dans l’Est de la RDC : 

 « Je voudrais aussi venir pour écouter les inquiétudes de la population, parce que nous savons que cet incident du 22 février c’était un incident très violent, mais il y a l’engagement britannique qui va continuer, et nous sommes absolument convaincus que nous devons redoubler nos efforts avec le gouvernement congolais pour mettre fin aux groupes armés. Et deuxièmement promouvoir le rôle de la stabilité et la sécurité, mais aussi, le développement durable dans ce pays ».

 

Kalev Mutond veut un autre Magistrat instructeur sur son dossier

Convoqué mardi 9 mars dernier pour la deuxième fois par le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Kalev Mutond, l’ex-patron de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) n’a tout simplement pas répondu à la convocation. À la place, il a adressé une missive à l’endroit du Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe en vue de voir le Magistrat Robert Kumbu Phanzu être dessaisi de l’instruction des dossiers le concernant.

mediacongo.net - Actualités - Kalev Mutond doit être traduit en justice  (Francis Kalombo)

Kalev Mutond avance deux raisons pour justifier sa requête, sur pied de l’article 59 de la Loi Organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire.

Premièrement, le fait que le Magistrat instructeur Robert Kumbu Phanzu avait dans le passé exercé plusieurs fonctions pendant plusieurs années. D’abord, Conseiller Politique du DG de la Direction Générale des Migrations (DGM), en sa double qualité de Conseiller Politique et d’agent de l’administration. En outre, il était membre de la Commission des OPJ des services d’Ordre, de Sécurité et de Défense de la RDC qui siégeait à l’ANR, au cours duquel il avait eu à examiner certains dossiers dont il est, s’étonne M. Mutond, “curieusement” Magistrat instructeur aujourd’hui.

CODHO COMPRESSE Diomi Ndongla 09 4 2013

Quant au deuxième argument avancé, il s’agit de l’Avis négatif de l’actuel administrateur général de l’ANR, contenu dans la lettre n°054 du 23 février 2021 et enregistrée au n°2352 du 25 février 2021 du Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe sur son interpellation et qui n’a pas empêché une autre convocation. Ce qui pousse Kalev Mutond à croire à un acharnement, à l’inimitié et aux manœuvres de règlement des comptes personnels par le Magistrat Phanzu.

Le coup de gueule de Katumbi contre Kalev - Kasai Direct

S’appuyant sur l’article 17, alinéa 2, de la Constitution, qui stipule que “nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit”, l’ancien chef des renseignements Congolais estime cette disposition a été violée. Ainsi, pour ces raisons évoquées, il souhaite que le Magistrat Robert Kumbu Phanzu soit dessaisi de l’instruction de tous les dossiers se rapportant à sa personne.

mediacongo.net - Actualités - Kinshasa : les avocats de Gérard Mulumba  plaident pour la liberté conditionnelle de leur client

Il sied de noter que, plusieurs dénonciations sont pendantes en justice, contre Kalev Mutond. L’ancien Bâtonnier Jean-Claude Muyambo était le premier à porter plainte contre l’ex Chef de l’ANR. Ensuite, Christopher Ngoyi, Vano Kiboko et consorts, ont fait de même. Les plaignants poursuivent le super flic sous Joseph Kabila, pour des faits similaires à savoir arrestations arbitraires, tortures physiques et morales, traitement inhumain et dégradant, ainsi que tentatives d’assassinat.

source: https://www.politico.cd/encontinu/2021/03/10/kalev-mutond-veut-un-autre-magistrat-instructeur-sur-son-dossier.html/78800/

Hervé Pedro

Spécial Mapping : Quand les services de sécurité de Mobutu commettaient des crimes contre les opposants au régime

Massacres des populations civiles, messages d’incitation à la haine et à la violences, pillages et destruction des biens des populations, voilà quelques faits répertoriés dans un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur les violations des droits de l’homme et des droits internationaux commises en République Démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003. Le rapport a été rendu public depuis 2010, mais les auteurs des crimes, jusqu’à ce jour, se la coulent douce en RDC, certains en Occident, sans être inquiétés par la Justice. Politico.cd vous propose une édition spéciale sur ce rapport.

MOBUTU 65 1 OK - CAS-INFO.CA

L’échec du processus de la démocratisation du Zaïre (actuellement RDC) entre mars 1993 et juin 1996 va désormais caracteriser le pouvoir du tout puissant dictacteur Mobutu. En effet, au début des années 1990, sur pression de la population et des bailleurs de fonds, le Président Mobutu a été contraint de rétablir le multipartisme et de convoquer la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

Cependant, au fil des mois Mobutu a réussi à déstabiliser ses opposants et à se maintenir au pouvoir en usant de la violence, de la corruption et en manipulant les antagonismes tribaux et régionaux.

Ses actions ne seront pas sans conséquences puisque cette stratégie coûtera cher au Zaïre qu’il aura beau construit depuis des années. La destruction des principales infrastructures, effondrement économique, déportation forcée de populations civiles au Katanga, violences ethniques au Nord-Kivu, exacerbation du tribalisme et banalisation à travers tout le pays des violations des droits de l’homme, telles sont les conséquences liées à cette stratégie du solitaire Président Mobutu qui voudrait à tout prix conserver le monopartisme avec son “Mouvement Populaire pour la Révolution” (MPR). Quatre ans plus tard, soit en 1994, après des mois de paralysie institutionnelle, partisans et adversaires du Président Mobutu ont fini par s’entendre sur la désignation par consensus d’un Premier Ministre et la mise en place d’un Parlement de transition.

Bien que l’accord ayant été signé, ce dernier ne suffira pas pour régler la crise politique, à enrayer la criminalisation des forces de sécurité ni à engager le pays sur la voie des élections. Au cours de cette période, Kinshasa sera le symbole de la répression brutale contre les opposants politiques au
régime de Mobutu, de nombreux actes de pillages, l’impunité généralisée des tortures et viols contre des civils ainsi que les exécutions sommaires et extrajudiciaires commis par les forces de sécurité sur lesquelles, le maréchal Mobutu exerçait un contrôle direct.

Selon le rapport Mapping de l’ONU, les organes des forces de sécurité les plus impliqués dans les violations du droit à la vie comprenaient la Division spéciale Présidentielle (DSP), la Garde civile, les Forces d’action spéciale (FAS), les Forces d’intervention spéciale (FIS) et le Service national d’intelligence et de protection (SNIP).

RDC : que devient Honoré Ngbanda, l'ex-chef des renseignements de Mobutu ?  – Jeune Afrique

Ce rapport indique que la Brigade spéciale de recherches et de signalement (BSRS) et le Service d’action et de renseignements militaires (SARM) ont également été impliqués dans les violations graves du droit à la vie. Il renseigne qu’une cellule spéciale créée au sein de la DSP et dénommée « hibou » était plus spécifiquement chargée de semer la terreur au sein de la population en organisant des exécutions sommaires et en enlevant des opposants politiques mais aussi des militaires et de simples citoyens.

« Les opposants étaient détenus le plus souvent dans les cachots du quartier général de la Garde civile situé sur l’avenue Victoire dans la commune de Kasavubu, le cachot de la Garde civile/IBTP, les locaux de la 11e circonscription militaire (CIRCO), les différents cachots du SNIP disséminés à travers la capitale et ceux des camps militaires Lufungula, Kokolo et Tshatshi. Certains étaient emprisonnés dans des lieux de détention secrets», lit-on dans ce rapport.

La flagellation, les électrochocs, la suspension par les pieds, les coups de fouet et les abus sexuels étaient les méthodes les plus souvent utilisées.

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Les conditions de détention s’apparentaient elles-mêmes à des traitements cruels, inhumains et dégradants, propres à entraîner des décès à grande échelle, les victimes étaient entassées en grand nombre dans des cellules exiguës, sans aération ni installation sanitaire, dans lesquelles elles ne recevaient ni nourriture ni soins médicaux.
Entre mars 1993 et juin 1996, plus d’une trentaine de communications concernant des cas à Kinshasa ont été envoyées au Gouvernement à travers les mécanismes prévus par la Commission des droits de l’homme, parmi lesquels le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et le Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Voici ici quelques violations graves répertoriées par les experts de l’ONU, documenté dans le rapport Mapping :

  • En avril 1993, à Kinshasa, des éléments des forces de sécurité ont arrêté arbitrairement et torturé plus de 20 civils parmi lesquels des opposants politiques, des syndicalistes et des journalistes.
    -Le 4 mai 1994, des éléments des forces de sécurité ont exécuté 15 personnes au camp Tshatshi.
    Les forces de sécurité, notamment celles de la BSRS, avaient enlevé les victimes deux jours auparavant lors d’une marche de protestation organisée par l’opposition. Cinq autres personnes qui avaient été enlevées et transférées à la CIRCO ont été libérées suite aux protestations des organisations de défense des droits de l’homme.

En date du 27 mai 1994, l’opposition avait organisé à Kinshasa une opération « ville morte » afin de réclamer le retour du leader de l’UDPS, Étienne Tshisekedi, à la primature. Cette marche avait été violemment réprimée par des éléments de la Garde civile qui ont exécuté 6 militants de l’UDPS.

D’après ce rapport, les corps de ces militants auraient été mis dans un bateau puis jetés au milieu du fleuve. Ils avaient été enlevés le jour même par la BSRS et conduits au centre de formation Mangengenge de la Garde civile.

  • Le 29 juillet 1995, des éléments de la Garde civile et de la gendarmerie ont tué au moins sept militants du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) lors d’une manifestation contre la prorogation de la période de transition. Aussi beaucoup d’autres militants ont été arrêtés et transférés dans les cachots de la Garde civile, de la CIRCO et du camp militaire Kokolo. Le même jour, vers 4 heures du matin, la Garde civile et la gendarmerie ont violé des femmes et roué de coups des militants du PALU à la résidence du président du parti, Antoine Gizenga, dans la commune de Limete.

À cette occasion, les forces de sécurité ont pillé et saccagé la résidence qui servait aussi de siège social au PALU.

Au total, l’équipe Mapping estime qu’au cours de cette période, les membres des forces de sécurité zaïroises opérant en uniforme ou en civils auraient tué plus d’un millier de personnes à Kinshasa. Durant cette période, certaines provinces ont connu un processus de démocratisation chaotique accompagné d’une montée de la xénophobie qui s’est soldée par des persécutions contre les « non-originaires » et des actes de violences à l’encontre des opposants.

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Il s’est installé un bras de fer politique entre le Président Mobutu et Étienne Tshisekedi de l’UDPS et la manipulation du sentiment régionaliste et tribaliste par les acteurs politiques locaux ont donné lieu à de nombreux abus et actes de violences à l’encontre des opposants et des non originaires dans les différentes provinces.

Le mouvement se poursuit dans d’autres provinces, en l’occurrence la province du Bas-Zaïre (Bas-Congo) et celle du Kasaï Occidental.

Dans la province du Kasaï occidental

Le Zaïre s’enfonçait de plus en plus dans la crise économique suite au lancement, par le Gouvernement Birindwa en octobre 1993, d’une réforme monétaire et introduit une nouvelle devise, le « Nouveau Zaïre ».

Cependant, une opposition se dresse contre l’utilisation de cette monnaie. Cette opposition est soutenue par le leader de l’UDPS, Étienne Tshisekedi et l’Église catholique. Ensemble, ils ont mobilisé la population des deux provinces des Kasaï pour faire échec à cette réforme monétaire.

Pour arrêter le mouvement, le Président Mobutu va recourir à des méthodes sévères de répression en envoyant des renforts militaires dans la province du Kasaï occidental, occasionnant une nième fois des morts et des actes de pillage.

Au Bas-Zaïre (Bas-Congo)

En 1994, le Gouverneur de la province du Bas-Zaïre de l’époque, Bieya Mbaki, a tenu plusieurs réunions publiques, en particulier au mois de septembre, incitant les autochtones de la province à se débarrasser de tous les « non originaires » occupant des postes importants dans la région.

Suite à ces discours teintés des slogans xénophobes et incitant à la haine ethnique, le Gouverneur et les autorités locales auraient expulsé
plusieurs ressortissants des Kasaï et ont lancé un ultimatum aux « non originaires » afin qu’ils quittent la province avant le 24 novembre 1994 (date d’anniversaire du coup d’état de Mobutu, le 24 novembre 1965). On peut citer à titre d’exemple de cette campagne de persécution les deux incidents allégués suivants:

En juillet 1994, l’entreprise publique Régie des Voies Maritimes a licencié plusieurs employés « non originaires ». Au cours des mois suivants, la population a chassé deux magistrats « non originaires » parmi lesquels le Président du tribunal de paix de Luozi.

Le 15 octobre 1994, des éléments des forces de sécurité zaïroises ont expulsé 14 familles « non originaires » parmi lesquelles des Baluba (des Kasaï) et des Bangala (de l’Équateur) de la province du Bas-Zaïre.

Source: https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/03/08/special-mapping-quand-les-services-de-securite-de-mobutu-commettaient-des-crimes-contre-les-opposants-au-regime.html/78590/

Carmel NDEO (@NdeoCarmel)

Le Département du Trésor américain révoque la licence accordée à Dan Gertler

Le Département du Trésor américain, en collaboration avec le Département d’État, a révoqué la licence délivrée à Dan Gertler le 15 janvier dernier. Cette déclaration de presse faite par le porte-parole du Ned Price renseigne que la licence qui a été précédemment accordée à l’homme d’affaires israélien est incompatible avec les intérêts de politique étrangère des États-Unis dans la lutte contre la corruption dans le monde, notamment ses efforts pour lutter contre la corruption et promouvoir la stabilité en République Démocratique du Congo (RDC).

Trump Gave Israeli Billionaire Dan Gertler Sanctions Reprieve - Bloomberg

Le Département d’État spécifie que comme l’a clairement indiqué la désignation initiale de Dan Gertler dans le cadre du programme de sanctions Global Magnitsky en 2017 et les désignations ultérieures en 2018, M. Gertler s’est livré, déclare-t-il, à une corruption publique étendue.

Par ailleurs, les États-Unis ont précisé qu’ils se tiennent “fermement aux côtés de ses partenaires en RDC”, dans le cadre de leur Partenariat privilégié pour la paix et prospérité, pour contrer les comportements malveillants qui sapent les institutions et les opportunités économiques du pays.

Ainsi, les États-Unis affirment vouloir continuer à promouvoir la responsabilité des acteurs corrompus avec tous les outils dont il dispose, afin de faire progresser la démocratie, de faire respecter les normes internationales et d’imposer des coûts tangibles à ceux qui cherchent à les renverser.

source: https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/03/09/le-departement-du-tresor-americain-revoque-la-licence-accordee-a-dan-gertler.html/78673/

Hervé Pedro

12 mai 2020

La complexité du dossier en justice de M. Kamerhe

Ce calembour suffit à lui seul pour comprendre la complexité du dossier en justice de M. Kamerhe.
Pour en percevoir toute la portée, l'intelligence commande qu'on s'intéresse plus aux implications politiques du problème qu'au problème lui-même.

Cela va de soi quand on sait que les démêlées judiciaires de M. Kamerhe, quelle qu'en soit l'issue, vont reconfigurer la scène politique congolaise.
En tout cas, pour un homme qui, durant son parcours politique de plus de trois décennies, s'est fait plus d'adversaires et d'ennemis que des alliés et amis, tout est promis au grabuge et à des alliances contre nature allant des plus ridicules aux plus perfides. Et dans ce tango politique congolais, tout se tissera pour ou contre Félix Tshisekedi.
Du coup, "cas amer" deviendra un défi pour le Président Félix Tshisekedi. Il y gagnera ou y perdra selon qu'il se penchera du côté de la raison ou du côté coeur. Choix cornellien, en effet!

Pour s'en convaincre et en cerner tous les enjeux, comprenons d'abord comment ce cas a émergé, s'est cristalisé et comment la société le perçoit.

Tout brillant, tout fin et véritable as de la réthorique qu'il est, M. Vital Kamerhe a manqué quelque chose de très important en politique:
Il a pris son Chef pour un con. Il s'est joué de lui, en se permettant mille petites choses derrière son dos. C'est un manque de loyauté et de respect. Il s'y ajoute aussi le fait de ne pas savoir décoder les signaux, interpréter les indices, prévoir les effets de ses actions, et flairer le drame. Je m'explique.

Depuis que 2023 est devenu une fixation pour lui, il s'est laissé emporté par une mystification dangereuse de sa personne. Il s'est cru doté d'une mission, voire de la vocation de remplacer Félix Tshisekedi.
Il a vite oublié qu'il était dans un cadre social méfiant et jaloux de sa lutte, et composait avec un système politique né des frustrations, qui cherche à prendre sa revanche sur le temps perdu.
Pressé et aveuglé par son obsession, il s'est doté d'une âme de " Président alternatif".
De ce fait même, il s'est employé à rassembler les moyens ( financiers) de son ambition.
Mal lui prit de vouloir en avoir, en peu de temps, autant que les Kabila, Katumbi, Matata Ponyo, et Muzito.
Désarmé face à un allié sourd qui fonce sur son objectif tel un TGV, Félix Tshisekedi n'avait d'autre choix que laisser faire une justice saisie par la clameur publique.
Tels sont le décor et l'élément structurant.

Quid de deux alliés ?

A la veille du plus grand procès de ces 60 dernières années après celui des " conspirateurs de la St Sylvestre" et de celui des présumés assassins de L.D Kabila, Vital Kamerhe n'est plus le même. C'est un lion blessé. Il s'apprête à jouer au quitte ou double.
La tribune que lui offre la justice, est un rendez-vous avec l'histoire. Soit il y entre tête haute soit il est jeté dans sa poubelle. Il n'épargnera aucun coup. Comme n'importe quel noyé, il n'hésitera pas à maudire son dieu ou s'accrocher même sur caïman si son sort en dépend.

Tshisekedi par contre, est à l'heure du grand choix. Pour un moment, et peut-être pour longtemps encore, il cessera d'être ce "Président normal" que le monde connait pour se plier à la rigueur que lui impose la raison d'Etat. Ce sera un choix difficile en ce temps où son sort politique est aussi concerné.
Oui, parce que le positionnement politique et le rebattement de cartes qu'induit l'issue de ce procès, feront passer un rabot sur la planche politique.

ET QUELLE ATTITUDE POUR LE PRESIDENT ?

Au nom du sacrosaint principe de séparation de pouvoirs, le Premier citoyen congolais doit faire "son confinement et observer les gestes barrières" par rapport au dossier Kamerhe. Je ne lui apprends rien.
Mais, politiquement cela s'appelle lâcher un allié. C'est du cynisme, me dira-t-on. Mais, a-t-il un autre choix ? Peut-on faire la politique au plus haut niveau sans un brin de cynisme?
Peut-on se passer de ce devoir d'Etat ( le cynisme le devient en certaines occurrences) qui veut qu'on soit insensible, qu'on relativise tout et que l'on fasse le choix de l'essentiel quand les intérets de la patrie sont en danger ou quand un des grands pilliers de sa politique est menacé( lutte contre les crimes économiques)?

LE RAPPORT DE FORCE

On ne devra pas perdre de vue que le jeu politique qui s'annonce, donnera lieu à un rapport de force entre le Président Tshisekedi et son allié Kamerhe. Vraisemblablement, il se dénouera par la casse et dans la douleur.
Ayons le courage de l'avouer, car la rupture entre ces deux acteurs est inévitable. Familiarisons nous déjà avec l'idée que la survie politique de l'un dépendra de la mort politique de l'autre. Personne n'ose supporter cette réalité, mais elle est inhérente à ce genre de duel au sommet. Ces deux alliés le savent. Et chacun, avec ses ressources et ses capitaux politiques, manoeuvre discrétement et subtilement dans ce sens. Ils n'y peuvent rien. C'est la loi non écrite de la nature (politique). La vérité est que ce qui les opposera demain, apparait plus profond que ce qui les a liés hier.

Je vous dois une explication:

1. RECONCILIATION IMPOSSIBLE

Il convient d'abord de rappeller qu'autant l'alliance de Félix Tshisekedi avec Joseph Kabila est un accident de l'histoire, autant celle de Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi est contre nature. L'un ayant été, il y a peu, l'antithèse de l'autre. Tout les opposait. Le rapprochement qui les a conduits au pouvoir en Janvier 2019, a été plus un deal qu'une idylle. Il a juste apporté une couche de vernis les bornes sans supprimer les barrières psychologiques et idéologiques. Il a juste panser une plaie sans la soigner. Et ce qui devait arriver, arriva !

Vital Kamerhe et ses soutiens politiques le vivent comme une humiliation et une escroquerie politique.
Pour le camp Tshisekedi, c'est la trahison d'un homme qui a oeuvré pour faire échouer le Président. En privé, certains n'hésitent même pas à parler d'une épine extraite du pied du Président: Bon débarras !
De ce fait, l'un, poussé par l'instinct de survie et du désir légitime de se venger, voudra vivre autrement et composer avec le pire des ennemis pour nuire.
Pour l'autre, ce sera une fenêtre d'opportunité pour colmater la brèche, pousser l'avantage très loin et conforter sa position par des alliances plus décomplexées et naturelles en vue des échéances de 2023.

2. LE REGARD DE LA SOCIETE

Qu'on ne se trompe. La société a déjà fait son choix. Elle veut que les têtes tombent. Elle veut se venger contre une classe politique dont elle fait les frais depuis six decénnies. Elle veut en découdre avec les vautours et prédateurs. La clameur publique qui enfle contre V. Kamerhe depuis le dossier de "15 millions", a fini par pâlir son étoile. Le retard que prend le programme des 100 jours, les vraies et fausses révélations des premiers interpellés dans ce dossier, la fuite du neveu de M.Kamerhe et les folles rumeurs qui l'ont accompagnée, ont déjà mis un doigt sur le coupable. La justice aura du mal à donner un avis contraire.

ET L'UDPS DANS TOUT ÇA ?

En choisissant d'observer le silence, l'UDPS a fait le choix de la neutralité. Il ne saurait en être autrement pour un allié.
Mais, la question est de savoir ce que fait ce parti en même temps. A-t-il un labo pour accompagner, avec des arguments bien charpentés, le procès dans l'opinion comme le ferait tout parti sérieux ?
S'organise-t-il avec un sens d'anticipation pour influer sur le jeu politique et encadrer sa base en cas d'une éventuelle dislocation du Cach ?

L'UDPS ne doit pas se comporter en simple spectateur quand elle sait déjà que le Fcc se frotte les doigts. Qu'il se prépare à covoiturer avec un partenaire "diminué devenu maléable à volonté"(sic). Il compte sauter sur cette rupture pour fêter la "chute d'un traître qui a osé narguer l'autorité morale".
Par réalisme ou real politik, c'est selon, il l'attirera peut-être vers lui, et le retournera contre Félix Tshisekedi.
Lamuka aurait aussi une occasion de chanter sur tous les toits que la seule alliance pour une alternative crédible est la sienne.
L'UNC à son tour, prépare l'ultime combat. Pour ce parti, c'est une question de vie ou de mort. Il faut donc amener ce procès dans la rue, et trouver une tribune à son leader.
Ce parti est prêt à tout. Surtout quand il réalisera qu'il n'a plus à perdre.

ET PUIS ?

A y regarder de très près, l'UDPS a de quoi gagner dans une éventuelle rupture avec l'UNC. Personne ne la souhaite, mais si elle s'impose à l'UDPS, elle n'aura qu'à faire avec.

Alors que peut gagner l'UDPS?

En dehors du fait que beaucouo de partis politiques seront tentés d'aller vers l'UDPS pour combler le vide, tout porte à croire que l'UNC d'un Kamerhe domicilié à Makala ne sera plus la même. Le pouvoir allant vers le pouvoir, certains des sociétaires de l'UNC refuseront d'obéir à un mot d'ordre de rupture.
Il n'en manquera pas qui s'identifieront à Ewanga, à Lubaya et à Kangudia.

Ainsi va la politique. Elle sépare, elle divise, elle aggrave les tensions et suscite la haine. Elle est envahissante, désordonnée et incertaine. C'est l'art qui renvoie le plus ses joueurs dans l'obsolescence. La mort et la déchéance la côtoient.
Les acteurs congolais en sont conscients. Ils s'appuient sur cette triste réalité pour justifier leur transhumance, et défendre qu'aucun homme politique n'est indispensable.
Et quand on sait que toute action politique obéit à des intérêts hic et nunc, à la loi de la temporalité et à un certain dynamisme, tout est réuni pour dire que les carottes sont cuites chez le voisin d'en fâce.

Ne faisons pas couler une larme, ainsi va la politique.

Aristide BULAKALI

01 janvier 2019

RDCONGO: L`Occident demande à J. Kabila de débloquer l'Internet

Les grands pays occidentaux ont demandé mardi à la République démocratique du Congo (RDC) de débloquer l'accès aux moyens de communication, qui est perturbé dans l'attente du résultat des élections générales, dont le dévoilement est prévu dimanche prochain.
« Nous demandons au gouvernement de ne pas bloquer les moyens de communication et notamment l'accès à Internet ainsi que les médias », écrivent les représentants de l'Union européenne (UE) et des États-Unis à Kinshasa dans un communiqué conjoint signé par d'autres pays.
AFP

29 décembre 2018

Félix Tshisekedi plébiscité meilleur candidat aux élections de 2018 en RDCONGO


1   1. Qui serait le meilleur président de la RDC?
Félix Tshisekedi obtient 78% d’intention, Martin Fayulu 45% et Shadari Emmanuel 15% des intentions pour les personnes interrogées.
  2. Qui a un programme adapté à la réalité de pays?
Félix Tshisekedi obtient 65%, Martin Fayulu 40% et Emmanuel Shadari 25%
Résultats de recherche d'images pour « félix Tshisekedi »
3. Qui est le candidat honnête?
Félix Tshisekedi obtient 85% d’intention, Martin Fayulu 25% et Emmanuel Shadari 12%
 4.Quel est le candidat capable de fédérer les pays pour la réconciliation?
Félix Tshisekedi obtient 75%, Martin Fayulu 55% et Emmanuel Shadari 25%
  5. Quel candidat peut être un bon commandant en chef?
Félix Tshisekedi obtient 65%, Martin Fayulu 40% et Emmanuel Shadari 20%

28 décembre 2018

Félix TSHISEKEDI de la coalition CASH serait président de la RDC si les élections avaient lieu aujourd'hui



Selon un nouveau sondage de  Ipsos_BECI réalisé sur l’échelle nationale en République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a plus que jamais le vent dans les voiles. Il pourrait être élu président si les élections avaient lieu aujourd'hui en République Démocratique du Congo.
Félix Tshisekedi conforte son avance avec 59% des intentions de vote. Martin Fayulu serait accrédité de 22% qui est un résultat significatif étant donné que le premier sondage Fayulu était accrédité de 4%. Emmanuel Shadari dont sa campagne semble être morte, hérite d’un régime qui est rejeté par l’ensemble de la population est accrédité à  17%.
Le sondage a été réalisé du 22 novembre au 27 décembre 2018 auprès de 3234 répondants sur un panel web. La marge d'erreur est de 1,7%, 19 fois sur 20.

Source : https://ipsos.com/fr